Bonjour à tous !
Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /2008 18:07

Comme le disait ma grand mère, je n'ai pas les moyens de m'offrir des produits bon marché!
 Voilà exactement à quoi je pensais quand l'un de mes clients m'a raconté ses mésaventures avec sa banque
Jeune créateur dans le domaine artisitique, il a fièrement ouvert son compte en Juin 2007. Et même si ses rentrées sont irrégulières, il n'a jamais été négatif.
Au démarrage il a bien entendu demandé un chéquier, une carte de débit et un accès internet. Son chargé de compte a eu l'air surpris; requête incongrue manifestement. En effet cette utilisation semble plus qu'anecdotique, voire exceptionnelle. La preuve : l'accés internet est arrivé ...en décembre, sans aucune possibilité d'ailleurs d'effectuer des virements, bien évidemment.
Le chéquier est lui disponible depuis février (champagne!). Quant à la carte, cela a été bien plus drôle!
D'abord en octobre notre dynamique chargé de compte a déclaré avoir perdu le dossier avec la demande (oui, il faut remplir un dossier); puis en janvier, un avis défavorable pour l'obtention d'une carte Premier est arrivé --> nouveau dossier pour une carte "normale". Enfin au mois de Juin (ça c'est du mouvement) un autre refus vient d'être reçu. Bon, s'il y a plus de 2500€ sur le compte, c'est certainement parce qu'il n'y a aucun moyen de dépenser  l'argent! Quelle bonne idée!
J'oubliais : pour effectuer un virement, il faut remplir un - autre - dossier avec les références du compte à créditer. Et là cela devrait mettrre 10 jours ... ouvrés seulement. Facile!
Je vous vois venir : pourquoi rester dans une telle banque? C'est bein entendu la ferme recommandation que j'ai laissée. en demandant d'ailleurs : pourquoi y être allé au démarrage?
La réponse est prévisible : c'étaient les moins chers!! Encore que : heureuseument qu'on paie  très peu, c'est encore trop pour du non service!

Cela me rappelle l'histoire du quidam qui demandait le prix des tomates à un épicier. 4€ le kg, répond celui ci! Quoi, 4€, mais en face elles sont à 2€! Alors pourquoi ne pas aller les acheter en face, répond l'épicier.Parce qu'en face, ils n'en ont plus! Ah bon, eh bien moi, aussi, quand je n'en ai plus, je les propose à 2€ le kg!!

Je vous vois venir : mais quelle est donc cette banque qui montre une telle désinvolture avec ses clients? Je ne moucharderai pas. Disons simplement qu'elle possède plus de la moitié des agences bancaires en France (12000 sur 25000!); et que son slogan, célébrissime, nous recommande de bouger avec elle...
En attendant mon client est enfini en train suivre ce conseil et donc de  bouger, mais ce sera sans elle. Et tant qu'à faire (vivons dangereusement) comme j'ai d'excellentes relations avec le CIC, HSBC et la Société Générale, je lui ai recommandé de les consulter toutes les 3 pour faire son choix. Qui, en tous les cas, lui reviendra plus cher que ce qu'il a payé (pour rien) jusqu'à présent. Ou disons qu'il perdra moins d'argent et de temps que jusqu'à présent

Vous le savez bien : un service vaut, en général, le prix quon le paie

Par Franck Fiszel - Publié dans : A la pointe de la plume
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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /2008 18:42
Pourtant la conversation téléphonique, au début, était très banale: "bonjour, j'appelle pour les Pages Jaunes, afin de savoir si vous renouvelez votre présence dans notre annuaire, pour 2008". Un temps d'hésiatation de ma part, et une question : "il s'agit bien de l'insertion sur notre prestation de graphologie?". Il faut savoir que, persuadé par cette approche personnalisée  du recrutement, j'ai décidé de rajouter cette offre à notre "catalogue" mi 2007. "C'est bien cela, me répond le commercial". "Alors je ne renouvelle pas, car j'ai eu zéro appel!"
Le ton devient un peu agressif : "comment le savez vous?", aboie t il! "Eh bien, comme je n'ai eu aucun appel, et que toutes les ventes faites l'ont été suite à mes rencontres réseau, j'en conclus que ce n'est pas la bonne approche pour me faire connaître" Ce qui aurait pu rester une simple conversation commerciale (la vente commence bien quand le client dit : non!) dégénère brutalement. "Evidemment, vous avez pris l'option à 54€, normal que vous n'ayez pas eu d'appel du tout".
 Et là un grand sentiment de solitude et de colère m'envahit, accompagné malgré tout par le flair de l'opportunité (ah, ce réflexe de transformer en positif les situations apparemment négatives!). Et me viennent à l'esprit  les réflexions suivantes
- d'abord je me suis donc fait avoir en payant pour une offre inadaptée (et la seule qu'on m'ait proposée)
- ensuite, il semble donc "normal" de ne pas en avoir pour son argent!
- enfin,  je me dis qu'il serait judicieux de proposer mes sevices à la direction commerciale des Pages Jaunes. car, au delà des basiques, comme la reformulation et l'écoute active, voilà une action de vente simple qui s'est transformée en litige potentiel.

Comme nous le savons tous, un client mécontent transmet son insatisfaction à au moins10 personnes. Et j'ai, sans me vanter, plus de 10 lecteurs
Donc si parmi ces - gentils -  lecteurs, il s'en trouvait un qui connaissait de près ou de loin quelqu'un à la direction des ventes, ou des RH, de cette vénérable institution, je me ferai le plaisir de leur proposer un service ma foi fort utile. Et un diagnostic préalable indispensable, car j'a du mal à croire que cette situation est unique
 
Par Franck Fiszel - Publié dans : Actualités
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Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /2008 22:08
C'était il y a quelques mois; je suivais un télévendeur que son patron souhaitait  rendre plus efficace, (et que serait un patron s'il n'avait pas de rêves...). Ce commercial en informatique rappelait un de ses clients, suite à une offre de prix faite 15 jours plus tôt  pour une douzaine d'ordinateurs portables. Le client lui a répondu que "cette fois, l'offre ne passait pas, car une proposition concurrente sur exactement les mêmes produits était faite à 20%  moins cher. Mon télévendeur a remercié poliment son client pour le temps consacré, en espérant que la prochaine fois il serait plus convaincant.
Je l'ai, virtuellement, "déchiré". En lui demandant 2 choses : à quoi il sert, et que va désormais penser son client de lui puisqu'il accepte aussi facilement d'être hors course? A cette 2è question , la réponse était pourtant manifeste : le client régulier en conclurait qu'il s'était fait "avoir" depuis des années, et donc s'éloignerait inconsciemment! Aussi je lui intimais de rappeler son interlocuteur et se battre! Le "commercial" a  d'abord refusé, arguant que cela ne se faisait pas, et que c'était trop tard. J'ai du le menacer, en lui précisant que le travail du commercial commence lorsque le client dit non! Après un peu d'insistance, le télévendeur a donc repris son téléphone, pour interpeller son interlocuteur, en lui affirmant qu'après réflexion (comme nous en avions convenu au préalable), ce n'était pas possible, et qu'il ne pouvait y avoir une telle différence, donc que cela cachait quelque chose.
Le client a hésité, puis a répondu " vous avez raison, c'est louche, je vais vous faire confiance; j'annule chez votre confrère, faites moi parvenir les portables"
Non, ce n'est pas de la chance, c'est simplement l'une des principales qualités du (bon) vendeur : la persévérance. Surtout quand nous montrons à n os prospects et clients que leur intérêt est notre préoccupation essentielle

Nous ne sommes pas payés pour faire des constats, et si nous servons de chambre d'enregistrement, ne soyons pas surpris d'être parfois déconsidérés par des clients qui nous confondent avec un fax!
Et quand les affaires tombent, ce n'est que rarement la chance. Je ne sais pas pour vous, mais moi, plus je bosse, plus j'ai de la chance!!
Par Franck Fiszel - Publié dans : Vendre plus et vendre mieux
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Jeudi 6 mars 2008 4 06 /03 /2008 11:44
Pourquoi tant de chefs d'entreprises, si à l'aise lorsqu'ils décrivent leurs prestations, leur savoir faire, leur passion, sont si réticents à l'idée de "se vendre". La crainte d'être rejeté, la peur de l'inconnu, je ne sais quels sombres relents de l'enfance ou de l'adolescence, tout cela renforce un manque d'assurance généralement constaté, et très souvent mal vécu
Tous les mois, j'ai l'opportunité de mettre en situation une dizaine de ces "patrons"; un téléphone à la main, ils simulent un appel vers une cible inconnue, que je joue parfois méchamment, en usant des objections traditionnellement constatées : "pas besoin", "pas le temps", "pas de budget", "pas vous", etc...
Les situations sont parfois cocasses, souvent stressantes, mais toujours révélatrices de ce manque de confiance en soi et en sa valeur ajoutée. D'ailleurs le fait d'agir devant un public (d'autres dirigeants, puisque chacun son tour y passe) procure un effet bizarrement positif, car l'aspect "on me regarde me planter" est bien compensé par une réflexion plus profonde :"je ne suis pas le seul à galérer" très rassurante.
J'aimerais affirmer qu'après ces séances, répétées dans le temps, tous les participants se livrent ensuite joyeusement à une prospection décompléxée et quotidienne. Ils osent plus, c'est clair. Mais il faut du temps pour remettre en cause de vieilles craintes et habitudes. et nous sommes tous très forts pour trouver des excuses, ou des prétextes, pour reporter ou ne pas faire. "Demain, je prospecte" est inscrit (virtuellement) sur le mur de beaucoup de dirigeants, qui se consolent ainsi plus facilement de leur timidité en se disant "allez, je commence demain, encore un jour de gagné...."
Pourtant, même les cas dits "désespérés" peuvent apporter des surprises. Ainsi R... participante d'une des dernières sessions de formation à la ,prospection, est une jeune femme brillante, experte dans son domaine d'activité, et totalement bloquée, physiquement, à l'idée de décrocher son téléphone pour appeler quelqu'un d'inconnu. Elle a même failli être la 1ère  à refuser de se livrer à notre petit jeu de mise en situation. Mais je sais être convaincant. Et lorsque nous avons dépassé le stade des rougeurs, balbutiements, et justifications, l'appel en lui même s'est ma foi fort bien déroulé. Surprenamment, compte tenu des hésitations qui l'ont précédé. A tel point que ma surprise, sincère, est passée momentanément pour de la flagornerie. Elle a même compris, avant qu'on en parle,  que mettre en avant ses résultats, plutôt que son savoir faire, est d'un intérêt bien plus grand pour un interlocuteur potentiel. Tout cela pour confirmer ce que j'ai toujours pressenti : nous avons tous des qualités bien supérieures à celles que nous nous voyons. Il faut juste un (fort) déclic pour oser, oser nous mettre un peu en danger, oser nous faire confiance, oser nous lancer
Je suis d'autant plus fier d'avoir été à l'origine de ce déclic particulier, que R..., rencontrée une semaine après,  avoue utiliser dorénavant les quelques astuces vues ensemble même dans sa vie privée. 
La phrase est connue, reconnue , répétée, mais Fucius avait bien raison : "ce n'est pas parce que c'est difficile que je n'ose pas, c'est parce que je n'ose pas que c'est difficile
Par Franck Fiszel - Publié dans : Vendre plus et vendre mieux
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Mercredi 2 janvier 2008 3 02 /01 /2008 16:16

C'est à la fois la période, et une forme d'obligation sympathique! Quoique! Les SMS par centaines, qui vous arrivent et, avec un vouvoiement déconcertant, vous présentent les souhaits "sincères" de personnes qui vous tutoient habituellement! Ou les belles images d'ours se prélassant sur la banquise, avec ou sans musique douce (selon moyens et sensibilité techno de chacun), que vous recevez, perdues parmi les spams innombrables, agrémentées de citations de Confucius ou du Dalai Lama. Sans mentionner ces superbes cartes de l'UNICEF, qui, avec des fleurs peu de saison, et un texte type, manifestement rédigées industriellement par une stagiaire ou le gamin de votre expéditeur, que vous classez verticalement! C'est l'âge, le champagne qui passe de moins en moins, ou bien simplement cette vague impression de déjà vu, déjà reçu? Pendant qu'un simple coup de fil, ou  un réel message perso, même en mode TEXT, cela a tant de charme, tant d'attention concrète

Surtout si on parle business, ce qui est malgré tout l'un des objectifs de ce blog! Car avec qui le développe t on, ce business? Avec un prestataire qui vous rappelle que vous êtes 1 parmi des millions (une poussière, quoi!); ou avec un partenaire qui prend le temps de vous suggérer que vous êtes important pour lui, qu'il vous connaît, ou souhaite mieux vous connaître! Je sais bien, pour trop l'avoir fait, que les voeux de nouvelle année sont un prétexte en apparence formidable pour relancer d'anciennes relations, et montrer à nos clients et fournisseurs qu'on pense à eux. Et si, en reprenant l'idée d'Alain Bosetti, le patron de Place des Réseaux, on envoyait ses voeux en été, pour changer, et se démarquer?  Relançons, certes, mais démarquons nous

Je cause, je cause, et avec tout cela j'oublie l'essentiel. Recevez donc, vous qui lisez, et tous vos proches,  mes voeux les plus sincères et les plus chaleureux, de santé, business et harmonie, pour cette année 2008, où 1 chose est certaine : on va travailler plus!

Et comme disait le Dalai Lama : "Le vrai bonheur ne dépend d'aucun être, d'aucun objet extérieur. Il ne dépend que de nous..." :)

Par Franck Fiszel - Publié dans : A la pointe de la plume
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