Bonjour à tous !
Lundi 31 juillet 2006 1 31 /07 /Juil /2006 08:40

Développer son business, trouver aisément des clients, des partenaires, des prescripteurs, quoi de mieux qu'un bon "bouche à oreille" ? ("word to mouth", in English). C'est pour cela que j'adhère à un nombre croissant de réseaux. Maintenant, comment bien les choisir, et surtout y investir temps et énergie nécessaires à leur efficacité ?

Pour savoir quoi en retirer, autant avoir un but simple; pour que ça marche, il faut l'ambition de donner.

Chacun d'entre nous a développé une (ou plusieurs) expertise, dans des domaines divers, et a construit un carnet d'adresses plus ou moins conséquent. Je fais profiter de mes quelques compétences et de mes introductions les membres des réseaux auxquels j'ai adhéré. Pas à n'importe condition, ou n'importe comment. Loin de moi l'idée de recommander quelqu'un que je ne connais pas, ou dont je ne suis pas sûr de la qualité des prestations. Pour cela, j'applique la règle, apprise, chez BNI, dite 2CS: Connaissance, Confiance, Stimulation. Je ne mets en avant que celui que je connais, qui m'a rassuré quant à sa qualité, et me donne envie de le recommander. Pour le connaître, il faut bien plus d'une rencontre ; pour que je lui fasse confiance, je dois soit le tester moi-même, soit être confronté à des "utilisateurs" potentiels; et pour que je pense à lui, le fait qu'il m'ait lui-même rendu service est un formidable incitatif. D'où l'idée de donner d'abord, pour recevoir ensuite.

Chacun de mes réseaux actuels me permet de rencontrer des chefs d'entreprises différents, selon des fréquences et des circonstances différentes, d'où une réelle complémentarité.

Ainsi (par ordre alphabétique), je suis actif chez

- 93 Entreprendre, pour parrainer de jeunes chefs d'entreprises, leur accorder des prêts d'honneur, et les accompagner (à titre gracieux, pour ceux qui sont agréés) dans leurs développements ; animateur : Loïc Senlis

- BNI, Business Network International, 1er groupe mondial de la recommandation d'affaires; j'ai le privilège d'animer l'antenne de Villepinte (rencontres hebdomadaires, pas de concurrence entre les membres) ; responsable France : Marc-William Attie

- CCEN 93, club des créateurs d'entreprises nouvelles du 93, sous l'égide de la CCI; réflexions communes et entraides, sous l'impulsion de Anne Treister

- Cap Avenir Réseau, 1er dans mon coeur, et dernier en date; à la base conçu pour permettre aux clients Coach Europ (principalement responsables TPE d'IDF) de renforcer leurs liens et compétences ; occasion de réaliser des "Business Meetings" récurrents, en distribuant un maximum de cartes de visite

- DCF 95, les Dirigeants Commerciaux de France ; petit groupe très soudé qui se réunit mensuellement grâce à la pugnacité et l'enthousiasme de Bruno Lardeur et Catherine Meurisse

- Green Oak, lancé presque comme une blague par 2 copains, Anthony et Laurent, et devenu une news letter de 2000 exemplaires, et une rencontre trimestrielle sympathique, autour des TIC, et pour un coût ridicule

Et les "virtuels", Viaduc, Linkedin, ou les "institutionnels", comme CGPME, dont je suis membre, ou le MEDEF, pour lequel j'ai l'opportunité, grâce à Chantal Duval, d'animer des réunions dans le 78

Tout cela prend du temps, et nécessite pas mal d'enthousiasme et d'écoute. Mais c'est un excellent moyen de progresser encore.

Pour s'améliorer, il faut changer; donc pour être parfait, il faut avoir changé souvent 

Par Franck Fiszel - Publié dans : Réseaux et passerelles
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Vendredi 28 juillet 2006 5 28 /07 /Juil /2006 15:13

 

 De plus en plus de chefs d’entreprises, et je m'en réjouis, me demandent d’intervenir auprès de leurs équipes, afin de les « booster » et leur donner plus de cœur à l’ouvrage. Elles se ramollissent et une intervention extérieure devrait les secouer.

Belle ambition, en effet, et je les félicite pour leur initiative. Pourtant, ces commerciaux à animer ne sont pas tous des journalistes (même s’il  en reste trop !), plus occupés à chercher des excuses et des justifications que mettre en oeuvre des solutions. Et ils ne se cachent pas tous derrière leurs docs et leurs démos, en espérant les transformer en boucliers les protégeant du contact avec un client. J’en rencontre des bons,  même souvent ces derniers temps. Apparemment la récente « crise » aura permis de faire un peu le ménage, et donné l’occasion à ceux qui étaient faits pour d’autres fonctions (vendeur est un métier, comme développeur,  toubib ou ingénieur) de chercher d’autres horizons. Enfin !

D’accord, beaucoup de ceux qui ont les qualités nécessaires (une vraie écoute, de la persévérance) manquent encore cruellement de réelle formation, puisque 90% n’ont eu ni cours de vente ni entraînement, depuis qu’ils ont rencontré leur 1er client.  Mais ça, c’est une opportunité pour moi (et mes confrères).

Et puis, la meilleure formation ne donnera que des pistes, des réflexions, de la méthodologie, elle n’impacte pas directement sur la motivation. Alors que manque t il à ces commerciaux pour être enfin plus motivés ?

 Demandez aux directeurs commerciaux et aux patrons en général : « mes gars (au sens générique du terme, il y a aussi beaucoup de commerciales, souvent bien plus efficaces!) ont  primes et incentive pour leur donner envie de se bouger ! Faudrait il aussi que je les prenne par la main pour les contraindre à faire ce pour quoi ils sont payés ?

Ils ont raison, bien sûr. Un commercial qui se respecte trouve la motivation au fond de lui, en général.

 

 

Mais les équipes ne sont que les wagons d’un train. Et aucun train n’avance sans locomotive. Aussi quand j’entends un patron se lamenter ouvertement sur l’incompétence de son comptable, l’indifférence de ses fournisseurs, la politique incohérente de ses partenaires, l’agressivité de ses s… de concurrents ou les charges qui l’assassinent, je me dis qu’il ferait mieux d’aller au cinéma, au golf ou à  la piscine. Pendant ce temps là, il ne risque pas de faire de démoralisation superflue, et de perturber l’enthousiasme hésitant de ses collaborateurs. Si un manager sert à quelque chose (et nous reviendrons sur ce point) c’est probablement pour tirer les wagons, pas pour  freiner ses troupes. Quel exemple !

Pour imager différemment la célèbre allégorie  du poisson, qui commence à sentir par la tête, rappelons aussi qu’on balaye un escalier en commençant par le haut.

Par Franck Fiszel - Publié dans : A la pointe de la plume
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