Bonjour à tous !

A la pointe de la plume

Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /Oct /2008 18:10
 Après des années à asséner combien il faut s’intéresser à ses clients, les faire parler, et les écouter, une anecdote récente m’a fait prendre la mesure de la situation inverse.
Ce directeur général de groupe important me demande de prendre en main son « middle management » pendant quelques jours, pour à la fois évaluer et renforcer les compétences d’encadrement de chacun (« un cadre est une structure rigide entourant du vide… »). Seul préalable : passer par la DRH, pour des raisons de procédure évidentes. Suite à un –très agréable- RV avec l’équipe RH en charge de la formation, les échéances sont déterminées, un plan d’actions est établi, et le travail nécessaire de préparation est entamé. Bref, « ça roule ». Pourtant, à quelques jours du démarrage planifié, un mail de l’assistante RH m’avertit que finalement, suite à leur « appel d’offres » (sic), ma proposition n’est pas retenue !
Avec un cheveu blanc par affaire perdue,  je ne crains pas de rater des ventes, et cela m'arrive parfois alors qu’elles me paraissent assurées. Voilà le quotidien de tout commercial, donc normal.
Pourtant un simple appel complémentaire m'a fait découvrir que c'est le fameux DG qui a changé d'avis,  qu'il n'y a pas d'offre autre ; il a craint que ses managers ne mettent en avant des problèmes internes, donc a préféré annuler!

 Ce qui m’a surpris, choqué, peiné, et me rend perplexe dans cette anecdote, c’est le dédain montré à un  fournisseur potentiel.
Le transfert « courageux » de l’information par l’intermédiaire d’une assistante dénote soit une grande couardise, soit un profond mépris. Et si ce n’est pas le cas, c’est l’impression qui est laissée. Après tout, il était facile de me joindre pour me demander d’effectuer une prestation, Et monter une offre (une "propale"!) personnalisée est un vrai travail. J'aurais donc apprécié d'être directement  prévenu du changement de décision. Même oralement !
Courage, fuyons! D'autant que parfois le prospect ne prévient même pas, mais devient tout bonnement injoignable!

Comment pensez vous que je réagirai si je suis à nouveau consulté ? Avec réticence, et à reculons, probablement.

Réfléchissons : nos entreprises, qu’elles vendent des produits ou des services, avec des commerciaux ou un site internet, ont TOUTES, régulièrement, besoin de fournisseurs ; et si ces fournisseurs doivent respecter leurs engagements, afin de nous permettre de respecter les nôtres, faisons de même. Or, si nous les considérons avec un peu trop de désinvolture, nous risquons fort de ne pas les trouver au moment où nous en aurons réellement besoin. Bref, arrêtons de nous conduire avec nos prestataires comme nous ne supporterions pas que nos clients agissent avec nous. Les liens commerciaux qui forment la chaîne du service aux clients finaux sont des maillons plus ou moins faibles. Le dicton nous a bien prévenus : « si tu ne t’occupes pas de ton client, tes concurrents le feront ! ». Eh bien l’inverse est également à affirmer : si nous ne nous montrons pas corrects avec nos fournisseurs, ils iront apporter de meilleurs services et supports à nos concurrents.
Par Franck Fiszel - Publié dans : A la pointe de la plume
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Samedi 27 septembre 2008 6 27 /09 /Sep /2008 16:12
D'accord, il y a un peu de provoc dans cette affirmation. Après tout, les catastrophes boursières, les subprimes, les faillites, les discours alarmistes, rien de tout cela n'est rassurant. Mais c'est peut être le privilège de l'âge, ou la naïveté qui me colle à la peau: je continue à penser que nous pouvons en retrirer des éléments positifs.

C'est en relisant cette phrase de Charles Swindle : "...
Nous ne pouvons pas changer notre passé. Nous ne pouvons pas changer les actes d’autrui. Nous ne pouvons pas changer l’inévitable.
La seule chose que nous pouvons modifier, c’est notre attitude face à la vie et à ces événements
..."
que j'ai décidé de retourner à mes réflexes commerciaux basiques : chercher les raisons de se réjouir!

Après tout, dans quelles étapes se gagne le Tour de France? La montagne, bien entendu, c'est à dire dans les étapes les plus dures. Comment feraient les coureurs pour se distinguer seulement sur le plat? Quelle barbe ce serait d'ailleurs!
Nous avons besoin de difficultés pour nous transcender, nous dépasser, et dans notre univers concurrentiel, pour dépasser les autres
Si c'était facile, quel besoin aurai je d'être bon, d'être meilleur?
Regardons les choses en face : c'est dans les moments de crise que se constituent les plus belles fortunes, les plus éclatantes réussites. A nous de savoir saisir ces opportunités. Bien entendu cela ne va pas être aisé! Et alors?
Quand mon amie Hélène Veal a décidé de monter le WIFI Club (ouverture semaine prochaine), elle n'a pas choisi non plus la facilité. Après tout, dans la morosité ambiante, créer un concept qui n'existe pas encore (lieu de travail et de rencontre pour hommes d'affaires et TPE en plein Paris), surmonter les obstacles (trouver l'espace, le décorer, le meubler, installer les lignes appropriées, acheter le matériel), le faire connaître  quand il ne reste presque plus de budget... Folle inconscience ou persévérance remarquable, l'avenir proche le dira.
 Allez donc y faire un tour, au lieu de rencontrer vos clients à un bar d'hotel, ou de squatter une terrasse enfumée pour répondre à vos mails : le WIFI Club, 3 rue de Picpus, RER Nation, 01 43 40 70 23. En venant de ma part, vous serez encore mieux reçus!!
Par Franck Fiszel - Publié dans : A la pointe de la plume
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Mercredi 9 juillet 2008 3 09 /07 /Juil /2008 09:36
Attention à ne pas concentrer vos affaires dans un seul domaine! C'est ainsi que Coach Europ met en garde , depuis fin 2003, les créateurs d'entreprises, accompagnés  dans le développement de leur business, grâce entre autres au programme Cap Entreprises de la Région IDF. Ce programme permet aux "jeunes" dirigeants de bénéficier d'un soutien à la formation et au conseil, avec une prise en charge de 3000€ de leurs dépenses
Si cela a été une source de revenus et de croissance non négligeable pour Coach Europ (environ 70% du CA en moyenne, donc embauche de 6 personnes uniquement pour suivre ce programme), cela a été surtout l'opportunité pour plus de 350 patrons de renforcer leur aisance commerciale, leur prospection ou leur positionnement.
 
D'ailleurs, au total moins d'une douzaine d'entre eux ont arrété leur activité, ce qui, comparé aux chiffres de l'APCE, est bien en deça des résultats constatés généralement (qui oscillent entre 20 et 50% de taux de disparition). Une enquête auprès de 100 d'entre nos clients en 2007 montre ainsi qu'ils sont passés de 240 à 420 salariés, après leur stage de 6 jours de formation et 3 jours de coaching
 
Pour réussir cette mission,Coach Europ a mis en place une structure complète : bureaux, matériel, bibliothèque, pour permettre aux consultants (salariés), aux commerciales et à la responsable de gestion de détecter, suivre et  accompagner les stagiaires; depuis la prise de RV avec des centres de diagnostic agréés jusqu'au remplissage des formulaires, et du suivi des remboursements par la région. A ce propos, le contrat qui nous lie à chaque client, suite à l'exigence de la région, stipule que c'est à nous de prendre en charge ce remboursement, au cas où l'accord ne serait pas obtenu (!)
 
Comme beaucoup de créateurs ont encore une trésorerie délicate, et que 4000€ TTC (environ) c'est parfois une somme conséquente, nous avons aussi mis en place un partenariat avec OSEO, qui intervient régulièrement lors de nors stages et rencontres réseau afin de communiquer sur le PCE
 
La montée en puissance s'est faite graduellement, et en 2006 et 2007, nous avons pu organiser environ 1 stage par mois, avec 7 à 12 participants chaque fois. Ce nombre est non seulement un gage de rentabilité économique (en dessous de 8, les frais fixes dominent); mais aussi de qualité de formation et d'échanges. C'est un des points dont d'ailleurs nous sommes les plus fiers : mettre en relation des développeurs de jeux vidéo, des spécialistes du développement durable, des pros des Relations Presse, des experts comptables, des compagnies théatrales ou des agences de communication est une gageure au quotidien qui nous permet d'affirmer que l'un des réseaux de créateurs les plus diversifiés en IDF est Cap Avenir Réseau, émanation de nos stages
 
Nous avions bien noté que chaque année,  les centres de diagnostic demandaient de plus en plus d'éléments administratifs pour décerner leur accord de subvention. Au départ, il fallait juste un RIB société, un CV et le KBIS prouvant que le bénéficiaire était bien associé ou gérant.
 
Puis ont été ajoutés une lettre de motivation à en tête, l'engagement d'embaucher dans les prochaines années, une copie de la carte d'identité, une copie de la carte vitale (!!), la photocopie du chèque, la copie du relevé bancaire prouvant que l'argent est bien sorti; en parallèle, depuis avril 2008, paiement et versement se font sur le compte privé du bénéficiaire, ce qui ajoute à la confusion : comment entrer cette somme dans la déclaration d'impôts, récupérer  la TVA,... et aussi, sortir 4000€ de son compte perso, donc sans appui du PCE.
 
Bref, comme ces nouvelles règles ont suivi une période d'interruption de 4 mois des diagnostics, les résultats sont les suivants
- J'ai du procéder au licenciement de presuqe tous mes salariés et quitter mes bureaux en catastrophe (70% de mes revenus c'est aussi 70% des mes dépenses, et 4 mois c'est TRES long!!)
- Heureusement mes créanciers ont été dans leur majorité compréhensifs, acceptant des reports, et m'évitant de déposer  (je les en remercie encore)
- Les centres de diagnostic avec lesquels je travaille (sauf Prisme 95) ont tendance à plutôt repousser les RV : ils savent que les conditions sont rédhibitoires, et craignent de perdre leur temps (il faut 2h pour 1 RV)
- Nous organisons 2 petits déjeuners d'info par mois (où 90% des présents n'ont jamais entendu parler de ce programme, nous servons donc d'iinformateur pour le CRIF); auparavant 50% des participants nous rejoignaient (les réponses négatives : pas le temps ou pas de tréso); maintenant c'est moins de 10% (trop compliqué!)
- A ma connaissance, le nombre de créateurs profitant de Cap Entreprises est en totale perte de vitesse, alors que les ambitions affichées de la région sont de doubler leur nombre (passer de 1800 à 4000, y compris les porteurs de projet); je parie pour une atteinte de 1200 au maximum en 2008!
 
Toutes ces contraintes successives proviennent de probables dérapages effectués par des prestataires peu regardants sur les conditions. Il est facile d'imaginer comment contourner les règlements et profiter d'une subvention, conséquente, en fournissant un service parfois bien loin des engagements. Mais ce sont les prestataires sérieux qui sont les premiers pénalisés. Car pour bien effectuer le nombre d'heures "aidé", il faut une structure adéquate, et un niveau de consultants approprié (à ce propos, pour info, nous n'avons pas obtenu l'agrément pour suivre les porteurs de projets, car trop chers... : certains "confrères" ont proposé de la formation à 7€ de l'heure, salle comprise...)
 
Ces quelques mots sont surtout un prétexte pour témoigner que même si l'on pense réduire ses risques en travaillant avec une multitude de TPE, on peut se rendre dépendant d'un programme particulier, et en subir les conséquences. J'espère aussi obtenir d'autres témoignages, avant d'envisager la suite des formations Cap. Nous avons été trés fiers d'apporter notre -modeste - contribution au développement de nouvelles entreprises dans la région; et les excellents commentaires qui nous sont faits régulièrement ne peuvent nous être retirés.
Il est clair dorénavant que le développement de Coach Europ passera principalement par l'accompagnement de commerciaux et de managers dans des entreprises plus "établies". C'est déjà ce que nous faisons avec par exemple Konica Minolta, SVP, Fujitsu Siemens, Leasecom ou Guy Hoquet. C'est aussi passionnant, au quotidien, et la leçon à terme est importante. Le changement a été douloreux, mais salutaire. Car si vous faites toujours ce que vous avez toujours fait, vous obtiendrez toujours ce que vous avez toujours obtenu!
Par Franck Fiszel - Publié dans : A la pointe de la plume
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /Juin /2008 18:07

Comme le disait ma grand mère, je n'ai pas les moyens de m'offrir des produits bon marché!
 Voilà exactement à quoi je pensais quand l'un de mes clients m'a raconté ses mésaventures avec sa banque
Jeune créateur dans le domaine artisitique, il a fièrement ouvert son compte en Juin 2007. Et même si ses rentrées sont irrégulières, il n'a jamais été négatif.
Au démarrage il a bien entendu demandé un chéquier, une carte de débit et un accès internet. Son chargé de compte a eu l'air surpris; requête incongrue manifestement. En effet cette utilisation semble plus qu'anecdotique, voire exceptionnelle. La preuve : l'accés internet est arrivé ...en décembre, sans aucune possibilité d'ailleurs d'effectuer des virements, bien évidemment.
Le chéquier est lui disponible depuis février (champagne!). Quant à la carte, cela a été bien plus drôle!
D'abord en octobre notre dynamique chargé de compte a déclaré avoir perdu le dossier avec la demande (oui, il faut remplir un dossier); puis en janvier, un avis défavorable pour l'obtention d'une carte Premier est arrivé --> nouveau dossier pour une carte "normale". Enfin au mois de Juin (ça c'est du mouvement) un autre refus vient d'être reçu. Bon, s'il y a plus de 2500€ sur le compte, c'est certainement parce qu'il n'y a aucun moyen de dépenser  l'argent! Quelle bonne idée!
J'oubliais : pour effectuer un virement, il faut remplir un - autre - dossier avec les références du compte à créditer. Et là cela devrait mettrre 10 jours ... ouvrés seulement. Facile!
Je vous vois venir : pourquoi rester dans une telle banque? C'est bein entendu la ferme recommandation que j'ai laissée. en demandant d'ailleurs : pourquoi y être allé au démarrage?
La réponse est prévisible : c'étaient les moins chers!! Encore que : heureuseument qu'on paie  très peu, c'est encore trop pour du non service!

Cela me rappelle l'histoire du quidam qui demandait le prix des tomates à un épicier. 4€ le kg, répond celui ci! Quoi, 4€, mais en face elles sont à 2€! Alors pourquoi ne pas aller les acheter en face, répond l'épicier.Parce qu'en face, ils n'en ont plus! Ah bon, eh bien moi, aussi, quand je n'en ai plus, je les propose à 2€ le kg!!

Je vous vois venir : mais quelle est donc cette banque qui montre une telle désinvolture avec ses clients? Je ne moucharderai pas. Disons simplement qu'elle possède plus de la moitié des agences bancaires en France (12000 sur 25000!); et que son slogan, célébrissime, nous recommande de bouger avec elle...
En attendant mon client est enfini en train suivre ce conseil et donc de  bouger, mais ce sera sans elle. Et tant qu'à faire (vivons dangereusement) comme j'ai d'excellentes relations avec le CIC, HSBC et la Société Générale, je lui ai recommandé de les consulter toutes les 3 pour faire son choix. Qui, en tous les cas, lui reviendra plus cher que ce qu'il a payé (pour rien) jusqu'à présent. Ou disons qu'il perdra moins d'argent et de temps que jusqu'à présent

Vous le savez bien : un service vaut, en général, le prix quon le paie

Par Franck Fiszel - Publié dans : A la pointe de la plume
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Mercredi 2 janvier 2008 3 02 /01 /Jan /2008 16:16

C'est à la fois la période, et une forme d'obligation sympathique! Quoique! Les SMS par centaines, qui vous arrivent et, avec un vouvoiement déconcertant, vous présentent les souhaits "sincères" de personnes qui vous tutoient habituellement! Ou les belles images d'ours se prélassant sur la banquise, avec ou sans musique douce (selon moyens et sensibilité techno de chacun), que vous recevez, perdues parmi les spams innombrables, agrémentées de citations de Confucius ou du Dalai Lama. Sans mentionner ces superbes cartes de l'UNICEF, qui, avec des fleurs peu de saison, et un texte type, manifestement rédigées industriellement par une stagiaire ou le gamin de votre expéditeur, que vous classez verticalement! C'est l'âge, le champagne qui passe de moins en moins, ou bien simplement cette vague impression de déjà vu, déjà reçu? Pendant qu'un simple coup de fil, ou  un réel message perso, même en mode TEXT, cela a tant de charme, tant d'attention concrète

Surtout si on parle business, ce qui est malgré tout l'un des objectifs de ce blog! Car avec qui le développe t on, ce business? Avec un prestataire qui vous rappelle que vous êtes 1 parmi des millions (une poussière, quoi!); ou avec un partenaire qui prend le temps de vous suggérer que vous êtes important pour lui, qu'il vous connaît, ou souhaite mieux vous connaître! Je sais bien, pour trop l'avoir fait, que les voeux de nouvelle année sont un prétexte en apparence formidable pour relancer d'anciennes relations, et montrer à nos clients et fournisseurs qu'on pense à eux. Et si, en reprenant l'idée d'Alain Bosetti, le patron de Place des Réseaux, on envoyait ses voeux en été, pour changer, et se démarquer?  Relançons, certes, mais démarquons nous

Je cause, je cause, et avec tout cela j'oublie l'essentiel. Recevez donc, vous qui lisez, et tous vos proches,  mes voeux les plus sincères et les plus chaleureux, de santé, business et harmonie, pour cette année 2008, où 1 chose est certaine : on va travailler plus!

Et comme disait le Dalai Lama : "Le vrai bonheur ne dépend d'aucun être, d'aucun objet extérieur. Il ne dépend que de nous..." :)

Par Franck Fiszel - Publié dans : A la pointe de la plume
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