Bonjour à tous !

A la pointe de la plume

Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 15:22

Bref, après une longue absence, et si on parlait management

 

Manager, c’est facile, paraît il ! Il suffit (sic) d’avoir des compétences gestionnaires, financières, commerciales, connaître bien ses produits et services, ses fournisseurs et ses principaux clients, et sélectionner les collaborateurs les plus aptes à partager notre vision.

C’est là que cela se gâte ! Les ressources les plus importantes à notre disposition (hormis notre temps) sont bien nos équipes. Et qui dit équipe signifie plutôt amalgame d’individus, aux histoires, cultures, ambitions, capacités ou opportunités différentes. Chacun d’entre eux a son propre rythme, sa propre compréhension ou interprétation de ses priorités, sa propre ténacité, et nous devons jongler avec tous ces éléments, trouver l’équilibre idéal qui les rendra aussi efficaces que souhaité, tout en renforçant fidélité, implication et performances.

 Bien sûr, l’une des approches les plus souvent constatées est celle du robot ;  nous en connaissons d’ailleurs pas mal avec ce profil : « Je donne les instructions, ils exécutent, et s’ils ne sont pas satisfaits, à eux d’aller voir ailleurs ». Ni temps ni envie pour les états d’âme, uniquement des faits, des chiffres, et la machine est en marche. Avantage clair : pas de gaspillage d’énergie. Risque tout aussi clair : s’entourer de clones ou de drones,  en brimant toute initiative personnelle. Comportement qui peut avoir sa logique dans des activités à faible valeur ajoutée, plus rare en théorie dans les sociétés de service. Pourtant beaucoup de responsables croient encore aujourd’hui qu’il suffit de salaires et primes pour garder la motivation de leurs équipes !

A l’opposé, nous pouvons nous comporter en nounou. En bichonnant nos meilleurs éléments, en les couvant, en les protégeant de toute agression externe, nous allons les conforter et les aider à s’épanouir. Si cette approche favorise la fidélité de certains, elle est suffisamment castratrice pour rendre nos collaborateurs incapables de se débrouiller seuls. Et une société composée majoritairement de « Tanguy » risque de se renfermer sur elle-même. Le boss paternaliste se plaint en général de se sentir trop indispensable, même dans les actes les plus quotidiens. Qu’il prenne un miroir pour découvrir le coupable de cet état de fait !

Bien sûr, l’idéal est le patron « psy », qui, en fonction de sa personnalité,  adapte son comportement aux nécessités à la fois du moment et de la situation,  aux impératifs économiques et aux spécificités de chacun de ses collaborateurs. Pour cela il faudrait une formation de psychologue, et surtout le temps et l’envie de le devenir. Généralement le genre de vœu pieux que  l’on prend en tant qu’employé, en imaginant comment on se comportera en devenant patron. Bref, avant d’être confronté aux réalités quotidiennes. Continuons donc tous à rêver, à ce manager suffisamment souple et  humain pour s’intéresser à chacun, et assez opiniâtre et visionnaire pour anticiper les changements et imposer ses principes. Où est il, cet « importateur d’angoisses et exportateur d’énergies ? ». Ecrivez moi vite, si vous l’avez rencontré (ou pensez l’être vous même !). Nous entamerons le dialogue.

Par Franck Fiszel - Publié dans : A la pointe de la plume
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 18:53
Avec un peu de recul (comme dirait Guy Marchand, "j'ai décidé de vieillir, c'est le seul moyen de rester en vie!"), la majorité des métiers usités aujourd'hui nécessitent une formation ou un diplôme préalable. Qui ferait appel à un avocat, un expert comptable, un coiffeur, un plombier ou un kiné qui n'aurait pas les certifications nécessaires?
En revanche, il reste 3 fonctions,  courantes et récurrentes, que beaucoup exercent très souvent sans la moindre préparation :
Vendeur, manager et ... parent!
Ainsi, sans hypocrisie, combien de fois avez-vous regretté l'incivisme, le décalage avec vos valeurs, les comportements insupportables de ces "mal-élevés"? Eh bien oui, une école des parents serait bien utile, sanctionnée par un permis donnant l'autorisation de gérer sa propre progéniture. Non?
 Avant de déterminer qui pourrait décerner ce document (vaste débat en perspective), et de passer pour le vieux râleur de service, je préfère me pencher sur les 2 autres métiers souvent vierges de formation
Vendeur! "tiens, toi qui ne sais pas quoi faire, voilà mes produits, ce qu'ils contiennent, ou mes services, en quoi ils consistent, va les vendre"Il se débrouillera bien avec les Pages Jaunes (pub non payée et non méritée, tant qu'à faire je recommande : www.cote-infos.com ).
Et le pire, c'est qu'avec ce genre de mise en condition, certains y arrivent. Mais quelle perte d'énergie, de temps, et donc d'affaires.... On appelle cela l'expérience, mais avec une formation adéquate, notre "vendeur" pourrait parfois se révéler redoutable négociateur. D'ailleurs, tout collaborateur ayant un lien avec les clients et prospects de l'entreprise étant par essence "commercial", imaginez les conséquences positives sur les ventes et l'image de l'entreprise, si tous reçoivent enfin un "vernis" de relation clients. S'ils avaient tous intégré que s'intéresser à ses clients les écouter,  est la clé de voûte de la réussite d'une entreprise!
Quant à manager! Le nombre de commerciaux performants que j'ai croisés, et à qui l'on a dit : puisque tu es bon, tu n'as qu'à encadrer tes collègues et les rendre aussi bons que toi....Un chose est certaine : on va perdre son meilleur commercial! Mais a-t-on gagné un vrai patron capable de mettre en oeuvre les véritables préceptes du management, saura-t-il  recruter (les bons!), former (y compris à la vente), motiver ( l'argent ne suffit pas); et contrôler (car "yaka" n'est pas une formule magique pour encadrer des équipes!)?
La perspective positive dans tout cela est qu'il reste pas mal de boulot pour des entreprises comme Coach Europ. Et qu'avant de  concevoir l'Université de l'Education Parentale, il reste les 90% de commerciaux, et les 95% de managers en fonction, qui n'ont pas eu de formation adéquate, à prendre en mains et à rendre performants
Et "si vous pensez que l'éducation ne sert à rien, essayez l'ignorance"
Par Franck Fiszel - Publié dans : A la pointe de la plume
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 15:47

Enfin, on y arrive. Pas seulement à ce blog. On m’avait pourtant bien prévenu : si tu n’écris pas au moins toutes les semaines, ton blog est inexistant ! Alors, tous les trimestres !! Inutile de consulter les statistiques, elles seraient (sont) déprimantes

Bref, pourquoi me flageller en me concentrant sur ce qui manque, alors que voilà, le blog « vit »

Surtout qu’annoncer de bonnes nouvelles n’arrive pas si fréquemment. Vous avez remarqué ? Pour ceux qui ont la gentillesse, ou la patience, de suivre un peu Coach Europ ces dernières années, je n’ai jamais caché avoir rencontré des « incertitudes » (c’est délicat, dit ainsi !) sur l’avenir de l’entreprise. C’est même détaillé dans mes réflexions du 9/07/2008. Avant la crise ! Ce que l’on appelle être précurseur. Voilà pourquoi, probablement, les actions de correction entreprises ont enfin donné des résultats. Et m’auront permis de passer d’une situation très négative à une situation positive et encourageante (Sébastien et Magali, bravo!)

Cela fera un « 7 d’or », mais j’en profite pour remercier tous ceux qui ne m’ont pas lâché, et ils sont nombreux. D’abord ma banque, le CIC, qui ne m’a jamais mis de pression. Puis mes réseaux, qui ont vraiment suivi et soutenu : de Buzzness95  (quel excellent groupe) et Marc-William, le héraut de BNI, à Cap Avenir Réseau, du WIFI Club, avec à sa tête Hélène Véal  à Hic et Nunc, et Barbara Ouvrard, la meilleure agence RP de Paris. Si vous ne me croyez pas, allez me voir sur Action Commerciale , ou dans «  Management » de Novembre 2009, en attendant le site de Capital en Décembre…

Puisqu’on en est à cette visibilité si indispensable, merci à ceux qui m’ont noté sur les 2 vidéos de TIVIPRO ; il n’est d’ailleurs pas trop tard pour continuer à visionner ces quelques rapides conseils :
comment négocier son prix ;  comment s’appuyer sur ses réseaux ; voire pour les noter aussi

Sans les quelques orages rencontrés, jamais je n’aurais eu cette opportunité de m’appuyer sur des gens bien, de me remettre en cause, et surtout de me rendre compte que ce qui m’arrivait, aussi bien favorable  qu’inquiétant, était de mon entière responsabilité. Lorsqu’on a compris cela (et c’est tellement plus facile d’accuser les autres, la conjoncture, les institutionnels, les impôts, le RSI, la CIPAV, l’URSSAF, …), et qu’on a compris aussi qu’on n’est ni isolé, ni paria, c’est juste une question de temps. Et de patience (surtout pour la famille proche !!)

En attendant la suite des aventures, allez donc vite écouter de la nouvelle-bonne-musique ; il s’appelle Dorion ; bien entendu je ne suis pas objectif, mais dans un ou deux ans, vous pourrez dire : « je l’ai entendu à ses débuts, et j’ai bien identifié un formidable potentiel »

Quant à la date du prochain réseau au Pranzo, elle sera confirmée très vite. Peut être le 16, ou le 23, voire ailleurs ! A suivre…

Par Franck Fiszel - Publié dans : A la pointe de la plume
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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /Sep /2009 00:17
ALPHABUZZ H1N1

A  Annulations, Assez, Attention (voir C puis D)
B  Business perdu (demandez aux traiteurs, ...)
C Crise, continuation d'activité, Canicule (plus jamais ça, d'où D)
D Dépression, Délires parano
E Experts (y croire sans les croire!), Ecoles et Entreprises (voir F)
F Fermetures, Flu (pas très artistique), Fièvre
G Grippe aviaire, porcine, mexicaine, A, espagnole,
H Hydro alcoolisé, H1N1, Hygiène (voir N)
I Irrationnel, Influenza, Infogrippe (y a vraiment un site comme ça!)
J Juteux (pour labos) Journaux (voir "juteux")
K K€ perdus (voir P), Kisses (no more en entreprise)
L Labos (voir J), Lavage
M Masques, Mains (les laver, pas les serrer)
N Nettoyage (voir W)
O Oh secours (voir D et P)
P Précaution, Prévention, Pandemie, Panique, Peur, Paralysie
Q Qui veut gagner des millions (voir J, L, ...)
R Risque 0, Relenza, Rassemblements interdits
S Silence, Symptomes, Sang contaminé (voir A, C)
T Tamiflu, Télétravail, Toux
U Urticaire, conséquence inattendue du catastrophisme ambiant (réflexion perso!)
V Vaccins, Virus,
W WC (on se lave enfin les mains en sortant!)
Z Zéro, nom du risque qui n'existe pas 
Par Franck Fiszel - Publié dans : A la pointe de la plume
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /Mars /2009 17:05
De mémoire, c'est en 1986 que Philippe Bloch, à l'époque encore avec son compère Hababou, a écrit "Service Compris". Le futur fondateur, et exclu,  de Columbus Café, intervenant dorénavant pour "l'Entreprise" et "BFM" pointait déjà  le retard inquiétant pris par certaines entreprises dans la sensibilisation de leurs salariés (et managers) à la notion de service. Philippe Bloch pourrait publier, en rafraîchissant les exemples, ce même ouvrage en 2009. Si elle n'était ridicule, on pourrait même trouver cette constance rassurante!
Car au delà des sentences définitives et attendues("le service, c'est plus ce que c'était"; "de nos jours, c'est chacun pour soi" et autres balivernes) concrètement que faisons nous pour transformer ce mot, service, en concept concret?
Les exemples me viennent toujours des USA, capables du meilleur comme du pire. Même si dans le pire ils trouvent souvent les solutions et l'énergie pour redevenir les meilleurs. On a vu ces derniers de la classe en écologie, menant maintenant le combat durable comme s'ils l'avaient inventé. On les verra, j'en suis certain, quand il s'agira de concevoir un ordre financier acceptable, pragmatique et utile, car les créateurs de Ponzi et Madoff sauront inverser la machine bien plus vite que n'importe qui
Et dans la notion de services, ils ont pris tant d'avance qu'il nous faudra, oui nous les français, une illusoire remise en cause afin de nous mettre au diapason.
J'en veux comme exemple la situation si courante, et pourtant si exemplaire, de nos liens avec les personnels dans la restauration. Le pays "number one " au monde dans l'accueil touristique ferait bien de songer à former mieux à la convivialité et au service ses fantassins en contact quotidien avec tant de clients. Un exemple? Essayez, dans n'importe quel "boui boui" états unien, de demander du spécifique, une exception,   un changement de légume ou de couleur de glace, et vous aurez la seule réponse qui existe là bas : "Sure" (pas besoin de parler anglais!)
L'une de mes clientes est allée il y a quelques jours dans l'un de ces lieux somptueusement snobs et chers, tout près de l'Opéra, avec quelques partenaires. Comme ils servaient les vins au verre (au prix d'une grande bouteille, certes, mais bon), et que 19h est l'heure de l'apéro, elle demanda au serveur un verre de vin liquoreux.
Elle a eu droit à un speech interminable, détaillant que comme il n'y a pas beaucoup de demandes, ce cépage n'est pas servi à l'unité; et devant sa mine surprise, le "service man" (je rigole!) lui a précisé : "comme vous n'avez pas l'air de saisir(!), je vous envoie le sommelier afin qu'il vous explique". Ce dernier est donc venu commenter les propos de son collègue, puisqu'il faut bien comprendre que des endroits de luxe comme celui ci ont des impératifs de rentabilité à respecter, et que la baisse de la fréquentation oblige à prendre des décisions parfois impopulaires. Bref, au lieu de chercher une solution, il a raconté sa vie et ses soucis!
Pour rappel, lorsqu'on va dans ce genre d'endroit, et qu'on est prêts à en payer le prix, c'est rarement pour se concentrer sur les problèmes des autres!
Cela paraîtra anecdotique à certains, mais pour moi cela est LE révélateur de l'état d'esprit contre lequel je me bats en toutes circonstances, et surtout en ce moment. Si on se concentre sur les problèmes, on ne voit qu'eux. Alors qu'en se focalisant sur les opportunités et solutions, on se présente comme un véritable support, une aide, un soutien
D'ailleurs au bout du compte, car il n'est pas idiot, juste sous influence, le sommelier a apporté son vin à ma cliente (malheureusement l'effet négatif perdure, la preuve!).
Un jeune artiste à qui je demandais récemment comment il faisait pour s'en sortir, dans une activité aussi incertaine qu'irrégulière, et dans des périodes aussi tendues, m'a répondu : "si je me concentre sur toutes les raisons que j'ai de ne pas faire, je vais rester tétanisé, et devenir inactif. Donc je préfère rechercher toutes les occasions d'agir, de me battre et de me réjouir, les autres ne me servent à rien". Comme je le félicitais pour sa perspicacité si précoce et lui demandais de m'en dire plus sur ses projets, il m'a répondu : "je pars dans quelques semaines en Californie"
Par Franck Fiszel - Publié dans : A la pointe de la plume
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