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  • : Franck Fiszel
  • : A quoi bon accumuler des expériences commerciales et managériales, si ce n'est pour les partager (avec humour)?
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Bonjour à tous !
9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 19:27

Quand, il y a 10 ans (!!) ce blog a démarré, mes sujets de préoccupation étaient totalement orientés business : mieux vendre, mieux manager, trouver et dynamiser les bons commerciaux; réveiller les patrons; développer les réseaux physiques; commencer (!) à s'intéresser aux réseaux dits sociaux.

Puis, avouons le, une certaine lassitude, l'impression de répéter encore et encore les "conseils éclairés", ont réduit ce blog à zéro!.

N'avais je pas eu, entre autres, le toupet d'intituler l'une de mes chroniques "Tout le monde n'a pas chance d'avoir rencontré des problèmes!". Quelle suffisance!

Alors qu'avec l'expérience (vous vous souvenez, à 15 ans, on pensait qu'adultes, on comprendrait tant de choses?), nous nous approchons de la fameuse chanson de Jean Gabin, "Maintenant, je sais"!

Soyons clairs : jamais nous n'aurons (en tous les cas pas moi) anticipé que les problèmes sociétaux, depuis le vivre ensemble, en pleine déconfiture, jusqu'aux défis liés à la sécurité, au terrorisme n'importe où n'importe quand; à l'éducation déficiente de la jeunesse; au clientélisme des politiques (je viens de terminer le remarquable essai de Céline Pina, "Silence Coupable" et suis encore troublé), tous ces thèmes sont devenus incontournables également dans le quotidien des chefs d’entreprises.

Participez à une rencontre réseau business, lisez le fil Twitter ou Linkedin de vos contacts, et vous constaterez cette dérive persistante. Ainsi l'un de mes mentors préférés, Michael Aguilar, délaisse de plus en plus son humour proverbial pour des messages perplexes.

Comment donner à ses affaires, à ses collaborateurs, à ses clients le dynamisme nécessaire, la motivation indispensables, quand on est obnubilé par des enjeux autres? Même si tout cela est diffus, difficile de s'en dépêtrer.

Nous avons connu précédemment des périodes où la France était "morose", "inquiète", ou "pessimiste". Nous voilà entrés dans une phase "angoissée".

La French Tech cartonne ; nos champions internationaux, CAC 40 d’entreprises vieillissantes mais robustes, voient leurs bénéfices augmenter; nos épatantes start ups se distinguent partout, ... et nous déprimons!

Les enjeux économiques n'occupent presque plus le devant de la scène, et les différents candidats (à la future élection qui va à nouveau paralyser la France pendant les 9 prochains mois) toutes orientations confondues sont "sécurity centric". Plus un mot sur les autres défis, écologiques, sociaux (hormis en provenance de la CGT....mais bon!), moraux, etc...Vous souvenez vous encore que tant en France qu'aux USA, l'élection se faisait sur "it's the economic, idiot!"?

Alors, que faire? Céder à la panique ambiante? En armant chaque citoyen, ou en répondant avec des fleurs et de l'amour?Je n'ai ni la compétence, ni évidemment la réponse à ces interrogations existentielles.

Mais pour mes amis entrepreneurs, je vais tâcher, modestement, der reprendre la plume, et apporter à nouveau des réflexions sur le business, et plus spécifiquement la vente, mon domaine de prédilection. Qui a tellement évolué ces dernières années, que je suis en train de reprendre, en les adaptant, pas mal de mes fondamentaux, et certitudes.

Alors retour à l'économie, au concret, au business. Il est vrai que depuis longtemps je n'attendais rien des politiques. Ils m'ont pourtant déçu....

A suivre donc

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 15:22

Bref, après une longue absence, et si on parlait management

 

Manager, c’est facile, paraît il ! Il suffit (sic) d’avoir des compétences gestionnaires, financières, commerciales, connaître bien ses produits et services, ses fournisseurs et ses principaux clients, et sélectionner les collaborateurs les plus aptes à partager notre vision.

C’est là que cela se gâte ! Les ressources les plus importantes à notre disposition (hormis notre temps) sont bien nos équipes. Et qui dit équipe signifie plutôt amalgame d’individus, aux histoires, cultures, ambitions, capacités ou opportunités différentes. Chacun d’entre eux a son propre rythme, sa propre compréhension ou interprétation de ses priorités, sa propre ténacité, et nous devons jongler avec tous ces éléments, trouver l’équilibre idéal qui les rendra aussi efficaces que souhaité, tout en renforçant fidélité, implication et performances.

 Bien sûr, l’une des approches les plus souvent constatées est celle du robot ;  nous en connaissons d’ailleurs pas mal avec ce profil : « Je donne les instructions, ils exécutent, et s’ils ne sont pas satisfaits, à eux d’aller voir ailleurs ». Ni temps ni envie pour les états d’âme, uniquement des faits, des chiffres, et la machine est en marche. Avantage clair : pas de gaspillage d’énergie. Risque tout aussi clair : s’entourer de clones ou de drones,  en brimant toute initiative personnelle. Comportement qui peut avoir sa logique dans des activités à faible valeur ajoutée, plus rare en théorie dans les sociétés de service. Pourtant beaucoup de responsables croient encore aujourd’hui qu’il suffit de salaires et primes pour garder la motivation de leurs équipes !

A l’opposé, nous pouvons nous comporter en nounou. En bichonnant nos meilleurs éléments, en les couvant, en les protégeant de toute agression externe, nous allons les conforter et les aider à s’épanouir. Si cette approche favorise la fidélité de certains, elle est suffisamment castratrice pour rendre nos collaborateurs incapables de se débrouiller seuls. Et une société composée majoritairement de « Tanguy » risque de se renfermer sur elle-même. Le boss paternaliste se plaint en général de se sentir trop indispensable, même dans les actes les plus quotidiens. Qu’il prenne un miroir pour découvrir le coupable de cet état de fait !

Bien sûr, l’idéal est le patron « psy », qui, en fonction de sa personnalité,  adapte son comportement aux nécessités à la fois du moment et de la situation,  aux impératifs économiques et aux spécificités de chacun de ses collaborateurs. Pour cela il faudrait une formation de psychologue, et surtout le temps et l’envie de le devenir. Généralement le genre de vœu pieux que  l’on prend en tant qu’employé, en imaginant comment on se comportera en devenant patron. Bref, avant d’être confronté aux réalités quotidiennes. Continuons donc tous à rêver, à ce manager suffisamment souple et  humain pour s’intéresser à chacun, et assez opiniâtre et visionnaire pour anticiper les changements et imposer ses principes. Où est il, cet « importateur d’angoisses et exportateur d’énergies ? ». Ecrivez moi vite, si vous l’avez rencontré (ou pensez l’être vous même !). Nous entamerons le dialogue.

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 18:53
Avec un peu de recul (comme dirait Guy Marchand, "j'ai décidé de vieillir, c'est le seul moyen de rester en vie!"), la majorité des métiers usités aujourd'hui nécessitent une formation ou un diplôme préalable. Qui ferait appel à un avocat, un expert comptable, un coiffeur, un plombier ou un kiné qui n'aurait pas les certifications nécessaires?
En revanche, il reste 3 fonctions,  courantes et récurrentes, que beaucoup exercent très souvent sans la moindre préparation :
Vendeur, manager et ... parent!
Ainsi, sans hypocrisie, combien de fois avez-vous regretté l'incivisme, le décalage avec vos valeurs, les comportements insupportables de ces "mal-élevés"? Eh bien oui, une école des parents serait bien utile, sanctionnée par un permis donnant l'autorisation de gérer sa propre progéniture. Non?
 Avant de déterminer qui pourrait décerner ce document (vaste débat en perspective), et de passer pour le vieux râleur de service, je préfère me pencher sur les 2 autres métiers souvent vierges de formation
Vendeur! "tiens, toi qui ne sais pas quoi faire, voilà mes produits, ce qu'ils contiennent, ou mes services, en quoi ils consistent, va les vendre"Il se débrouillera bien avec les Pages Jaunes (pub non payée et non méritée, tant qu'à faire je recommande : www.cote-infos.com ).
Et le pire, c'est qu'avec ce genre de mise en condition, certains y arrivent. Mais quelle perte d'énergie, de temps, et donc d'affaires.... On appelle cela l'expérience, mais avec une formation adéquate, notre "vendeur" pourrait parfois se révéler redoutable négociateur. D'ailleurs, tout collaborateur ayant un lien avec les clients et prospects de l'entreprise étant par essence "commercial", imaginez les conséquences positives sur les ventes et l'image de l'entreprise, si tous reçoivent enfin un "vernis" de relation clients. S'ils avaient tous intégré que s'intéresser à ses clients les écouter,  est la clé de voûte de la réussite d'une entreprise!
Quant à manager! Le nombre de commerciaux performants que j'ai croisés, et à qui l'on a dit : puisque tu es bon, tu n'as qu'à encadrer tes collègues et les rendre aussi bons que toi....Un chose est certaine : on va perdre son meilleur commercial! Mais a-t-on gagné un vrai patron capable de mettre en oeuvre les véritables préceptes du management, saura-t-il  recruter (les bons!), former (y compris à la vente), motiver ( l'argent ne suffit pas); et contrôler (car "yaka" n'est pas une formule magique pour encadrer des équipes!)?
La perspective positive dans tout cela est qu'il reste pas mal de boulot pour des entreprises comme Coach Europ. Et qu'avant de  concevoir l'Université de l'Education Parentale, il reste les 90% de commerciaux, et les 95% de managers en fonction, qui n'ont pas eu de formation adéquate, à prendre en mains et à rendre performants
Et "si vous pensez que l'éducation ne sert à rien, essayez l'ignorance"

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 15:47

Enfin, on y arrive. Pas seulement à ce blog. On m’avait pourtant bien prévenu : si tu n’écris pas au moins toutes les semaines, ton blog est inexistant ! Alors, tous les trimestres !! Inutile de consulter les statistiques, elles seraient (sont) déprimantes

Bref, pourquoi me flageller en me concentrant sur ce qui manque, alors que voilà, le blog « vit »

Surtout qu’annoncer de bonnes nouvelles n’arrive pas si fréquemment. Vous avez remarqué ? Pour ceux qui ont la gentillesse, ou la patience, de suivre un peu Coach Europ ces dernières années, je n’ai jamais caché avoir rencontré des « incertitudes » (c’est délicat, dit ainsi !) sur l’avenir de l’entreprise. C’est même détaillé dans mes réflexions du 9/07/2008. Avant la crise ! Ce que l’on appelle être précurseur. Voilà pourquoi, probablement, les actions de correction entreprises ont enfin donné des résultats. Et m’auront permis de passer d’une situation très négative à une situation positive et encourageante (Sébastien et Magali, bravo!)

Cela fera un « 7 d’or », mais j’en profite pour remercier tous ceux qui ne m’ont pas lâché, et ils sont nombreux. D’abord ma banque, le CIC, qui ne m’a jamais mis de pression. Puis mes réseaux, qui ont vraiment suivi et soutenu : de Buzzness95  (quel excellent groupe) et Marc-William, le héraut de BNI, à Cap Avenir Réseau, du WIFI Club, avec à sa tête Hélène Véal  à Hic et Nunc, et Barbara Ouvrard, la meilleure agence RP de Paris. Si vous ne me croyez pas, allez me voir sur Action Commerciale , ou dans «  Management » de Novembre 2009, en attendant le site de Capital en Décembre…

Puisqu’on en est à cette visibilité si indispensable, merci à ceux qui m’ont noté sur les 2 vidéos de TIVIPRO ; il n’est d’ailleurs pas trop tard pour continuer à visionner ces quelques rapides conseils :
comment négocier son prix ;  comment s’appuyer sur ses réseaux ; voire pour les noter aussi

Sans les quelques orages rencontrés, jamais je n’aurais eu cette opportunité de m’appuyer sur des gens bien, de me remettre en cause, et surtout de me rendre compte que ce qui m’arrivait, aussi bien favorable  qu’inquiétant, était de mon entière responsabilité. Lorsqu’on a compris cela (et c’est tellement plus facile d’accuser les autres, la conjoncture, les institutionnels, les impôts, le RSI, la CIPAV, l’URSSAF, …), et qu’on a compris aussi qu’on n’est ni isolé, ni paria, c’est juste une question de temps. Et de patience (surtout pour la famille proche !!)

En attendant la suite des aventures, allez donc vite écouter de la nouvelle-bonne-musique ; il s’appelle Dorion ; bien entendu je ne suis pas objectif, mais dans un ou deux ans, vous pourrez dire : « je l’ai entendu à ses débuts, et j’ai bien identifié un formidable potentiel »

Quant à la date du prochain réseau au Pranzo, elle sera confirmée très vite. Peut être le 16, ou le 23, voire ailleurs ! A suivre…

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 00:17
ALPHABUZZ H1N1

A  Annulations, Assez, Attention (voir C puis D)
B  Business perdu (demandez aux traiteurs, ...)
C Crise, continuation d'activité, Canicule (plus jamais ça, d'où D)
D Dépression, Délires parano
E Experts (y croire sans les croire!), Ecoles et Entreprises (voir F)
F Fermetures, Flu (pas très artistique), Fièvre
G Grippe aviaire, porcine, mexicaine, A, espagnole,
H Hydro alcoolisé, H1N1, Hygiène (voir N)
I Irrationnel, Influenza, Infogrippe (y a vraiment un site comme ça!)
J Juteux (pour labos) Journaux (voir "juteux")
K K€ perdus (voir P), Kisses (no more en entreprise)
L Labos (voir J), Lavage
M Masques, Mains (les laver, pas les serrer)
N Nettoyage (voir W)
O Oh secours (voir D et P)
P Précaution, Prévention, Pandemie, Panique, Peur, Paralysie
Q Qui veut gagner des millions (voir J, L, ...)
R Risque 0, Relenza, Rassemblements interdits
S Silence, Symptomes, Sang contaminé (voir A, C)
T Tamiflu, Télétravail, Toux
U Urticaire, conséquence inattendue du catastrophisme ambiant (réflexion perso!)
V Vaccins, Virus,
W WC (on se lave enfin les mains en sortant!)
Z Zéro, nom du risque qui n'existe pas 

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 17:05
De mémoire, c'est en 1986 que Philippe Bloch, à l'époque encore avec son compère Hababou, a écrit "Service Compris". Le futur fondateur, et exclu,  de Columbus Café, intervenant dorénavant pour "l'Entreprise" et "BFM" pointait déjà  le retard inquiétant pris par certaines entreprises dans la sensibilisation de leurs salariés (et managers) à la notion de service. Philippe Bloch pourrait publier, en rafraîchissant les exemples, ce même ouvrage en 2009. Si elle n'était ridicule, on pourrait même trouver cette constance rassurante!
Car au delà des sentences définitives et attendues("le service, c'est plus ce que c'était"; "de nos jours, c'est chacun pour soi" et autres balivernes) concrètement que faisons nous pour transformer ce mot, service, en concept concret?
Les exemples me viennent toujours des USA, capables du meilleur comme du pire. Même si dans le pire ils trouvent souvent les solutions et l'énergie pour redevenir les meilleurs. On a vu ces derniers de la classe en écologie, menant maintenant le combat durable comme s'ils l'avaient inventé. On les verra, j'en suis certain, quand il s'agira de concevoir un ordre financier acceptable, pragmatique et utile, car les créateurs de Ponzi et Madoff sauront inverser la machine bien plus vite que n'importe qui
Et dans la notion de services, ils ont pris tant d'avance qu'il nous faudra, oui nous les français, une illusoire remise en cause afin de nous mettre au diapason.
J'en veux comme exemple la situation si courante, et pourtant si exemplaire, de nos liens avec les personnels dans la restauration. Le pays "number one " au monde dans l'accueil touristique ferait bien de songer à former mieux à la convivialité et au service ses fantassins en contact quotidien avec tant de clients. Un exemple? Essayez, dans n'importe quel "boui boui" états unien, de demander du spécifique, une exception,   un changement de légume ou de couleur de glace, et vous aurez la seule réponse qui existe là bas : "Sure" (pas besoin de parler anglais!)
L'une de mes clientes est allée il y a quelques jours dans l'un de ces lieux somptueusement snobs et chers, tout près de l'Opéra, avec quelques partenaires. Comme ils servaient les vins au verre (au prix d'une grande bouteille, certes, mais bon), et que 19h est l'heure de l'apéro, elle demanda au serveur un verre de vin liquoreux.
Elle a eu droit à un speech interminable, détaillant que comme il n'y a pas beaucoup de demandes, ce cépage n'est pas servi à l'unité; et devant sa mine surprise, le "service man" (je rigole!) lui a précisé : "comme vous n'avez pas l'air de saisir(!), je vous envoie le sommelier afin qu'il vous explique". Ce dernier est donc venu commenter les propos de son collègue, puisqu'il faut bien comprendre que des endroits de luxe comme celui ci ont des impératifs de rentabilité à respecter, et que la baisse de la fréquentation oblige à prendre des décisions parfois impopulaires. Bref, au lieu de chercher une solution, il a raconté sa vie et ses soucis!
Pour rappel, lorsqu'on va dans ce genre d'endroit, et qu'on est prêts à en payer le prix, c'est rarement pour se concentrer sur les problèmes des autres!
Cela paraîtra anecdotique à certains, mais pour moi cela est LE révélateur de l'état d'esprit contre lequel je me bats en toutes circonstances, et surtout en ce moment. Si on se concentre sur les problèmes, on ne voit qu'eux. Alors qu'en se focalisant sur les opportunités et solutions, on se présente comme un véritable support, une aide, un soutien
D'ailleurs au bout du compte, car il n'est pas idiot, juste sous influence, le sommelier a apporté son vin à ma cliente (malheureusement l'effet négatif perdure, la preuve!).
Un jeune artiste à qui je demandais récemment comment il faisait pour s'en sortir, dans une activité aussi incertaine qu'irrégulière, et dans des périodes aussi tendues, m'a répondu : "si je me concentre sur toutes les raisons que j'ai de ne pas faire, je vais rester tétanisé, et devenir inactif. Donc je préfère rechercher toutes les occasions d'agir, de me battre et de me réjouir, les autres ne me servent à rien". Comme je le félicitais pour sa perspicacité si précoce et lui demandais de m'en dire plus sur ses projets, il m'a répondu : "je pars dans quelques semaines en Californie"

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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 18:10
 Après des années à asséner combien il faut s’intéresser à ses clients, les faire parler, et les écouter, une anecdote récente m’a fait prendre la mesure de la situation inverse.
Ce directeur général de groupe important me demande de prendre en main son « middle management » pendant quelques jours, pour à la fois évaluer et renforcer les compétences d’encadrement de chacun (« un cadre est une structure rigide entourant du vide… »). Seul préalable : passer par la DRH, pour des raisons de procédure évidentes. Suite à un –très agréable- RV avec l’équipe RH en charge de la formation, les échéances sont déterminées, un plan d’actions est établi, et le travail nécessaire de préparation est entamé. Bref, « ça roule ». Pourtant, à quelques jours du démarrage planifié, un mail de l’assistante RH m’avertit que finalement, suite à leur « appel d’offres » (sic), ma proposition n’est pas retenue !
Avec un cheveu blanc par affaire perdue,  je ne crains pas de rater des ventes, et cela m'arrive parfois alors qu’elles me paraissent assurées. Voilà le quotidien de tout commercial, donc normal.
Pourtant un simple appel complémentaire m'a fait découvrir que c'est le fameux DG qui a changé d'avis,  qu'il n'y a pas d'offre autre ; il a craint que ses managers ne mettent en avant des problèmes internes, donc a préféré annuler!

 Ce qui m’a surpris, choqué, peiné, et me rend perplexe dans cette anecdote, c’est le dédain montré à un  fournisseur potentiel.
Le transfert « courageux » de l’information par l’intermédiaire d’une assistante dénote soit une grande couardise, soit un profond mépris. Et si ce n’est pas le cas, c’est l’impression qui est laissée. Après tout, il était facile de me joindre pour me demander d’effectuer une prestation, Et monter une offre (une "propale"!) personnalisée est un vrai travail. J'aurais donc apprécié d'être directement  prévenu du changement de décision. Même oralement !
Courage, fuyons! D'autant que parfois le prospect ne prévient même pas, mais devient tout bonnement injoignable!

Comment pensez vous que je réagirai si je suis à nouveau consulté ? Avec réticence, et à reculons, probablement.

Réfléchissons : nos entreprises, qu’elles vendent des produits ou des services, avec des commerciaux ou un site internet, ont TOUTES, régulièrement, besoin de fournisseurs ; et si ces fournisseurs doivent respecter leurs engagements, afin de nous permettre de respecter les nôtres, faisons de même. Or, si nous les considérons avec un peu trop de désinvolture, nous risquons fort de ne pas les trouver au moment où nous en aurons réellement besoin. Bref, arrêtons de nous conduire avec nos prestataires comme nous ne supporterions pas que nos clients agissent avec nous. Les liens commerciaux qui forment la chaîne du service aux clients finaux sont des maillons plus ou moins faibles. Le dicton nous a bien prévenus : « si tu ne t’occupes pas de ton client, tes concurrents le feront ! ». Eh bien l’inverse est également à affirmer : si nous ne nous montrons pas corrects avec nos fournisseurs, ils iront apporter de meilleurs services et supports à nos concurrents.

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 16:12
D'accord, il y a un peu de provoc dans cette affirmation. Après tout, les catastrophes boursières, les subprimes, les faillites, les discours alarmistes, rien de tout cela n'est rassurant. Mais c'est peut être le privilège de l'âge, ou la naïveté qui me colle à la peau: je continue à penser que nous pouvons en retrirer des éléments positifs.

C'est en relisant cette phrase de Charles Swindle : "...
Nous ne pouvons pas changer notre passé. Nous ne pouvons pas changer les actes d’autrui. Nous ne pouvons pas changer l’inévitable.
La seule chose que nous pouvons modifier, c’est notre attitude face à la vie et à ces événements
..."
que j'ai décidé de retourner à mes réflexes commerciaux basiques : chercher les raisons de se réjouir!

Après tout, dans quelles étapes se gagne le Tour de France? La montagne, bien entendu, c'est à dire dans les étapes les plus dures. Comment feraient les coureurs pour se distinguer seulement sur le plat? Quelle barbe ce serait d'ailleurs!
Nous avons besoin de difficultés pour nous transcender, nous dépasser, et dans notre univers concurrentiel, pour dépasser les autres
Si c'était facile, quel besoin aurai je d'être bon, d'être meilleur?
Regardons les choses en face : c'est dans les moments de crise que se constituent les plus belles fortunes, les plus éclatantes réussites. A nous de savoir saisir ces opportunités. Bien entendu cela ne va pas être aisé! Et alors?
Quand mon amie Hélène Veal a décidé de monter le WIFI Club (ouverture semaine prochaine), elle n'a pas choisi non plus la facilité. Après tout, dans la morosité ambiante, créer un concept qui n'existe pas encore (lieu de travail et de rencontre pour hommes d'affaires et TPE en plein Paris), surmonter les obstacles (trouver l'espace, le décorer, le meubler, installer les lignes appropriées, acheter le matériel), le faire connaître  quand il ne reste presque plus de budget... Folle inconscience ou persévérance remarquable, l'avenir proche le dira.
 Allez donc y faire un tour, au lieu de rencontrer vos clients à un bar d'hotel, ou de squatter une terrasse enfumée pour répondre à vos mails : le WIFI Club, 3 rue de Picpus, RER Nation, 01 43 40 70 23. En venant de ma part, vous serez encore mieux reçus!!

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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 09:36
Attention à ne pas concentrer vos affaires dans un seul domaine! C'est ainsi que Coach Europ met en garde , depuis fin 2003, les créateurs d'entreprises, accompagnés  dans le développement de leur business, grâce entre autres au programme Cap Entreprises de la Région IDF. Ce programme permet aux "jeunes" dirigeants de bénéficier d'un soutien à la formation et au conseil, avec une prise en charge de 3000€ de leurs dépenses
Si cela a été une source de revenus et de croissance non négligeable pour Coach Europ (environ 70% du CA en moyenne, donc embauche de 6 personnes uniquement pour suivre ce programme), cela a été surtout l'opportunité pour plus de 350 patrons de renforcer leur aisance commerciale, leur prospection ou leur positionnement.
 
D'ailleurs, au total moins d'une douzaine d'entre eux ont arrété leur activité, ce qui, comparé aux chiffres de l'APCE, est bien en deça des résultats constatés généralement (qui oscillent entre 20 et 50% de taux de disparition). Une enquête auprès de 100 d'entre nos clients en 2007 montre ainsi qu'ils sont passés de 240 à 420 salariés, après leur stage de 6 jours de formation et 3 jours de coaching
 
Pour réussir cette mission,Coach Europ a mis en place une structure complète : bureaux, matériel, bibliothèque, pour permettre aux consultants (salariés), aux commerciales et à la responsable de gestion de détecter, suivre et  accompagner les stagiaires; depuis la prise de RV avec des centres de diagnostic agréés jusqu'au remplissage des formulaires, et du suivi des remboursements par la région. A ce propos, le contrat qui nous lie à chaque client, suite à l'exigence de la région, stipule que c'est à nous de prendre en charge ce remboursement, au cas où l'accord ne serait pas obtenu (!)
 
Comme beaucoup de créateurs ont encore une trésorerie délicate, et que 4000€ TTC (environ) c'est parfois une somme conséquente, nous avons aussi mis en place un partenariat avec OSEO, qui intervient régulièrement lors de nors stages et rencontres réseau afin de communiquer sur le PCE
 
La montée en puissance s'est faite graduellement, et en 2006 et 2007, nous avons pu organiser environ 1 stage par mois, avec 7 à 12 participants chaque fois. Ce nombre est non seulement un gage de rentabilité économique (en dessous de 8, les frais fixes dominent); mais aussi de qualité de formation et d'échanges. C'est un des points dont d'ailleurs nous sommes les plus fiers : mettre en relation des développeurs de jeux vidéo, des spécialistes du développement durable, des pros des Relations Presse, des experts comptables, des compagnies théatrales ou des agences de communication est une gageure au quotidien qui nous permet d'affirmer que l'un des réseaux de créateurs les plus diversifiés en IDF est Cap Avenir Réseau, émanation de nos stages
 
Nous avions bien noté que chaque année,  les centres de diagnostic demandaient de plus en plus d'éléments administratifs pour décerner leur accord de subvention. Au départ, il fallait juste un RIB société, un CV et le KBIS prouvant que le bénéficiaire était bien associé ou gérant.
 
Puis ont été ajoutés une lettre de motivation à en tête, l'engagement d'embaucher dans les prochaines années, une copie de la carte d'identité, une copie de la carte vitale (!!), la photocopie du chèque, la copie du relevé bancaire prouvant que l'argent est bien sorti; en parallèle, depuis avril 2008, paiement et versement se font sur le compte privé du bénéficiaire, ce qui ajoute à la confusion : comment entrer cette somme dans la déclaration d'impôts, récupérer  la TVA,... et aussi, sortir 4000€ de son compte perso, donc sans appui du PCE.
 
Bref, comme ces nouvelles règles ont suivi une période d'interruption de 4 mois des diagnostics, les résultats sont les suivants
- J'ai du procéder au licenciement de presuqe tous mes salariés et quitter mes bureaux en catastrophe (70% de mes revenus c'est aussi 70% des mes dépenses, et 4 mois c'est TRES long!!)
- Heureusement mes créanciers ont été dans leur majorité compréhensifs, acceptant des reports, et m'évitant de déposer  (je les en remercie encore)
- Les centres de diagnostic avec lesquels je travaille (sauf Prisme 95) ont tendance à plutôt repousser les RV : ils savent que les conditions sont rédhibitoires, et craignent de perdre leur temps (il faut 2h pour 1 RV)
- Nous organisons 2 petits déjeuners d'info par mois (où 90% des présents n'ont jamais entendu parler de ce programme, nous servons donc d'iinformateur pour le CRIF); auparavant 50% des participants nous rejoignaient (les réponses négatives : pas le temps ou pas de tréso); maintenant c'est moins de 10% (trop compliqué!)
- A ma connaissance, le nombre de créateurs profitant de Cap Entreprises est en totale perte de vitesse, alors que les ambitions affichées de la région sont de doubler leur nombre (passer de 1800 à 4000, y compris les porteurs de projet); je parie pour une atteinte de 1200 au maximum en 2008!
 
Toutes ces contraintes successives proviennent de probables dérapages effectués par des prestataires peu regardants sur les conditions. Il est facile d'imaginer comment contourner les règlements et profiter d'une subvention, conséquente, en fournissant un service parfois bien loin des engagements. Mais ce sont les prestataires sérieux qui sont les premiers pénalisés. Car pour bien effectuer le nombre d'heures "aidé", il faut une structure adéquate, et un niveau de consultants approprié (à ce propos, pour info, nous n'avons pas obtenu l'agrément pour suivre les porteurs de projets, car trop chers... : certains "confrères" ont proposé de la formation à 7€ de l'heure, salle comprise...)
 
Ces quelques mots sont surtout un prétexte pour témoigner que même si l'on pense réduire ses risques en travaillant avec une multitude de TPE, on peut se rendre dépendant d'un programme particulier, et en subir les conséquences. J'espère aussi obtenir d'autres témoignages, avant d'envisager la suite des formations Cap. Nous avons été trés fiers d'apporter notre -modeste - contribution au développement de nouvelles entreprises dans la région; et les excellents commentaires qui nous sont faits régulièrement ne peuvent nous être retirés.
Il est clair dorénavant que le développement de Coach Europ passera principalement par l'accompagnement de commerciaux et de managers dans des entreprises plus "établies". C'est déjà ce que nous faisons avec par exemple Konica Minolta, SVP, Fujitsu Siemens, Leasecom ou Guy Hoquet. C'est aussi passionnant, au quotidien, et la leçon à terme est importante. Le changement a été douloreux, mais salutaire. Car si vous faites toujours ce que vous avez toujours fait, vous obtiendrez toujours ce que vous avez toujours obtenu!

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 18:07

Comme le disait ma grand mère, je n'ai pas les moyens de m'offrir des produits bon marché!
 Voilà exactement à quoi je pensais quand l'un de mes clients m'a raconté ses mésaventures avec sa banque
Jeune créateur dans le domaine artisitique, il a fièrement ouvert son compte en Juin 2007. Et même si ses rentrées sont irrégulières, il n'a jamais été négatif.
Au démarrage il a bien entendu demandé un chéquier, une carte de débit et un accès internet. Son chargé de compte a eu l'air surpris; requête incongrue manifestement. En effet cette utilisation semble plus qu'anecdotique, voire exceptionnelle. La preuve : l'accés internet est arrivé ...en décembre, sans aucune possibilité d'ailleurs d'effectuer des virements, bien évidemment.
Le chéquier est lui disponible depuis février (champagne!). Quant à la carte, cela a été bien plus drôle!
D'abord en octobre notre dynamique chargé de compte a déclaré avoir perdu le dossier avec la demande (oui, il faut remplir un dossier); puis en janvier, un avis défavorable pour l'obtention d'une carte Premier est arrivé --> nouveau dossier pour une carte "normale". Enfin au mois de Juin (ça c'est du mouvement) un autre refus vient d'être reçu. Bon, s'il y a plus de 2500€ sur le compte, c'est certainement parce qu'il n'y a aucun moyen de dépenser  l'argent! Quelle bonne idée!
J'oubliais : pour effectuer un virement, il faut remplir un - autre - dossier avec les références du compte à créditer. Et là cela devrait mettrre 10 jours ... ouvrés seulement. Facile!
Je vous vois venir : pourquoi rester dans une telle banque? C'est bein entendu la ferme recommandation que j'ai laissée. en demandant d'ailleurs : pourquoi y être allé au démarrage?
La réponse est prévisible : c'étaient les moins chers!! Encore que : heureuseument qu'on paie  très peu, c'est encore trop pour du non service!

Cela me rappelle l'histoire du quidam qui demandait le prix des tomates à un épicier. 4€ le kg, répond celui ci! Quoi, 4€, mais en face elles sont à 2€! Alors pourquoi ne pas aller les acheter en face, répond l'épicier.Parce qu'en face, ils n'en ont plus! Ah bon, eh bien moi, aussi, quand je n'en ai plus, je les propose à 2€ le kg!!

Je vous vois venir : mais quelle est donc cette banque qui montre une telle désinvolture avec ses clients? Je ne moucharderai pas. Disons simplement qu'elle possède plus de la moitié des agences bancaires en France (12000 sur 25000!); et que son slogan, célébrissime, nous recommande de bouger avec elle...
En attendant mon client est enfini en train suivre ce conseil et donc de  bouger, mais ce sera sans elle. Et tant qu'à faire (vivons dangereusement) comme j'ai d'excellentes relations avec le CIC, HSBC et la Société Générale, je lui ai recommandé de les consulter toutes les 3 pour faire son choix. Qui, en tous les cas, lui reviendra plus cher que ce qu'il a payé (pour rien) jusqu'à présent. Ou disons qu'il perdra moins d'argent et de temps que jusqu'à présent

Vous le savez bien : un service vaut, en général, le prix quon le paie

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